Le succès des « Maximes » de La Rochefoucauld au XVIIe siècle
Auteur(s) :
Truchet, Jacques
Type de texte :
Article
Source :
Cahiers de l'association internationale des études françaises ; Poésie et peinture en France au XIXe siècle (dossier)
N° :
18
Date(s) :
1966
Pagination :
p. 125-137
Notice bibliographique :
Truchet (Jacques), « Le succès des “Maximes” de La Rochefoucauld au XVIIe siècle », Poésie et peinture en France au XIXe siècle (dossier), Cahiers de l'association internationale des études françaises, n°18, 1966, p. 125-137.
Remarques :
Communication au XVIIe Congrès de l’Association, le 29 juillet 1965.
Résumé ou incipit :
L’objet de cette communication n’est pas de mesurer le succès des Maximes de La Rochefoucauld au XVIIe siècle. Tout indique qu’il fut très grand : le nombre des rééditions (et des contrefaçons), le soin qui fut pris, après la mort de l’auteur, de publier des compléments, sans parler d’une série de témoignages contemporains. Inutile d’y insister. Ce qui importe, c’est de préciser la nature de ce succès, afin de mieux comprendre ce qu’on pourrait appeler le phénomène maximes. Il s’agit d’une question de sociologie des genres littéraires, ou — si l’on préfère — d’histoire des mentalités : quel plaisir, ou quelle utilité, les contemporains de La Rochefoucauld trouvaient-ils à lire et discuter des maximes ? Voilà, semble-t-il, un passe-temps fort éloigné de nos habitudes actuelles ; notre temps a horreur, non de l’éthique ni des problèmes moraux (sinon, comment expliquerait-on l’audience d’un Camus ?), mais à coup sûr d’une certaine manière de « moraliser » ; le genre gnomique est désormais désuet. Or, au XVIIe siècle, il jouissait d’une grande faveur. Tel est le fait sur lequel je vous invite à réfléchir un instant, à partir des réactions d’un certain nombre de lecteurs.
Mots-clés :
Société -- France -- 17e s. ; Littérature -- France -- 17e s. ; La Rochefoucauld (François, duc de) (1613-1680)