Titre :
L'opéra-comique à la cour de Louis XVI
Auteur(s) :
Pré, Corinne
Type de texte :
Article
Source :
Dix-huitième siècle ; Le protestantisme français en France (numéro thématique)
Tome ou volume :
17
Date(s) :
1985
Pagination :
p. 221-228
Notice bibliographique :
Pré (Corinne), « L'opéra-comique à la cour de Louis XVI », Le protestantisme français en France (numéro thématique), Dix-huitième siècle, n°17, 1985, p. 221-228.
Remarques :
Disponible sur : persee.fr
Résumé ou incipit :
Le terme d’opéra-comique est pris ici dans le sens du 18e siècle, c’est-à-dire de tout ouvrage présentant soit un mélange de texte parlé et chanté, c’est la pièce mêlée d’ariettes, soit un collage de couplets sur des airs connus, c’est la pièce à vaudevilles, en pleine régression au début du règne de Louis XVI, mais de nouveau en vogue à partir de 1780. Les limites de notre étude vont du 16 décembre 1774 ( Louis XV étant mort le 10 mai, le deuil interdit toute représentation jusqu'au 14 décembre ) au 29 mai 1789, dernière représentation à la Cour. Pendant ces quinze années un nombre considérable d’opéras-comiques fut représenté : environ 550 pour 156 titres différents. Les plus nombreuses sont les représentations régulières de la Comédie-Italienne qui, depuis sa réunion avec l’Opéra-Comique (1762) ne jouait pratiquement plus que des pièces mêlées de musique, particulièrement lors des représentations à la Cour qui avaient lieu une fois par semaine environ, de la fin novembre au début avril à Versailles, en octobre et novembre à Fontainebleau à l’occasion de la saison des chasses. C’est alors que les troupes créaient leurs nouveautés. La Cour faisait d’autres séjours, supprimés en cours de règne, à Marly et Choisy, où on représentait aussi des spectacles. A ces représentations régulières s’ajoutaient les séances exceptionnelles lors de la visite d’illustres touristes […], pour l’inauguration de nouveaux théâtres à Trianon, à Brunoy, pour les couches de la reine et de la comtesse d’Artois, ou lors des séances en petit comité où on donnait aussi, assez rarement, en concert des airs extraits d’opéras-comiques. […]
C’est dans ces représentations exceptionnelles et dans celles des amateurs que s’exprimait le mieux le goût de la Cour ; pour les représentations normales, le répertoire en était fixé par les acteurs, les Gentilshommes de la Chambre et l’intendance des Menus ; et même si ce choix était parfois modifié à la demande de la reine, ces changements étaient rares. Or le goût de la Cour, lorsqu’il peut s’exprimer, se porte presque toujours sur l’opéra-comique.
Mots-clés :
Opéra -- France -- 18e s. ; Cour -- France -- 1774-1789
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